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La légende de l’âne fait grimacer la citrouille

À l’heure où certains commencent à fabriquer les déguisements qui leur permettront d’amasser des friandises en terrorisant le voisinage, les anciens des Flandres sourient amusés. Halloween est de retour mais pour eux, pas question de partir en quête de la citrouille la plus hideuse mais d’un âne fugitif…

Halloween FR

En effet, la tradition celte peine encore à prendre par chez nous. La faute à une esthétique macabre ? À un battage publicitaire ? Ou peut-être parce qu’elle venait se heurter à une date déjà marquée d’une pierre blanche dans notre calendrier : la Saint-Martin.

La légende raconte qu’alors que le saint prêchait près de Dunkerque, son âne en aurait profité pour prendre la poudre d’escampette. Les enfants de la commune auraient allumé des lanternes pour l’aider à retrouver sa monture en suivant les déjections qu’elle avait laissées derrière elle. Une fois l’âne retrouvé, Saint-Martin aurait transformé les crottes de l’animal en petits pains briochés pour remercier les enfants de leur aide.

D’abord fêtée le 11 novembre, la Saint-Martin est désormais célébrée le 10 pour ne pas se télescoper avec les commémorations de l’armistice de la première guerre mondiale. À cette occasion, les enfants fabriquent des lanternes en sculptant des betteraves –et non des courges- dans lesquelles ils viennent placer une bougie pour ensuite défiler en cortège dans les rues des villes et villages de Flandre.

La Saint-Martin est également célébrée en Allemagne et en Autriche par des retraites aux flambeaux et un festin autour d’une oie rôtie en l’honneur du saint qui selon les récits aurait donné la moitié de son manteau à un pauvre. Une fête du partage et des lumières que les enfants préparent d’arrache-pied en fabriquant les plus beaux lampions avant d’aller de maison en maison pour obtenir quelques friandises en échange d’une chanson. Cela ne vous rappelle rien ?

Cette année, le 1er novembre tombe un vendredi et le 11 un lundi, deux week-ends prolongés qui tombent à pic pour organiser une superbe fête d’Halloween à la campagne ou partir sur les traces de Saint-Martin. Et dans les deux cas, vous trouverez sans doute le gîte ou la chambre d’hôtes qu’il vous faut sur Toprural !

Saveurs du sud : l’aïoli

Présent dans notre alimentation depuis plus de 5 000 ans, l’ail est l’ingrédient roi de la cuisine du sud de la Loire. De la truffade auvergnate au tourin du Périgord, il se marie à merveille à tous types de plats. Cette semaine, nous vous proposons un voyage gastronomique avec pour fil conducteur l’aïoli, une sauce qui ne manque pas de piquant !

Préparation de l'aïoli au mortier

Comment prépare-t-on l’aïoli ?

Épineuse question. Pour les puristes, l’aïoli est exclusivement composé d’ail et d’huile d’olive. Pelez les gousses et ôtez le germe puis écrasez-les en pommade dans un mortier. Ajoutez ensuite peu à peu l’huile d’olive tout en mélangeant la préparation. Dans la pratique, il est parfois difficile de faire prendre la sauce. C’est pourquoi certains ajouteront un jaune d’œuf ou du jus de citron avant l’huile d’olive pour mieux la lier. D’autres encore mélangeront la pommade d’ail à de la mie de pain ou de la pomme de terre écrasée pour obtenir un texture plus crémeuse ou atténuer les puissants arômes de l’ail. Une question de goût en somme !

Bouillabaisse accompagnée d'une sauce aïoli

Avec quoi mange-t-on l’aïoli ?

En Provence, l’aïoli est un plat à part entière à base de morue et de légumes bouillis accompagnés de la fameuse sauce. Dans le Languedoc en revanche, l’aïoli sera généralement servi avec le poisson et les légumes grillés ou encore des escargots. Mais cette spécialité n’est pas seulement l’apanage du bassin méditerranéen français. En effet, outre-Pyrénées on le retrouvera à la terrasse de nombreux bars à tapas sur des pommes de terre vapeur par exemple, mais aussi en accompagnement de la fideuà en Catalogne et des nombreuses variantes de la paella dans la Communauté Valencienne.