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L’Europe en 80 jours fait étape en France : “Au delà de la générosité”

Nos amis journalistes, Ana Isabel et Juan Manuel, continuent leur Tour d’Europe en 80 jours. Après être passés par le Portugal et le Nord de l’Espagne, ils ont traversé la France et ont fait étape dans le Bordelais.

Voici leur récit :

“Depuis Santander, en Espagne, et après une nuit au bord de la plage de la Magdalena, nous traversons le Pays Basque et nous entrons en territoire français par l’autoroute de la Côte Basque.

Le charme des paysages du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, que nous longeons et dont nous percevons les arômes, nous accompagne jusqu’à notre destination, en Aquitaine. Au delà de Bordeaux et après avoir passé Cadillac-en-Fronsadais, nous arrivons à Lugon-et-l’Île-du-Carnay.

Nous découvrons une route de vignobles qui donnent le nom à un des plus prestigieux vins au monde : le Bordeaux. Un territoire entier qui, depuis des temps immémoriaux, conserve des traditions qui ont régalé le palais de multiples générations, tout un héritage qui fait de ces vins un joyau liquide couleur rubis.

Monsieur Thierry de Roquefeuil, vicomte de Roquefeuil, fait honneur à son caractère aimable et cordial et nous accompagne de Lugon jusqu’au Château de Pardaillan, sa résidence principale et nous ouvre la porte de sa chambre d’hôtes, la chambre de la Tour, une chambre circulaire dans l’aile droite du château, proche de son gîte, La Maison de Bastien.

En entrant dans ce lieu spectaculaire qui respire l’histoire, son atmosphère champêtre et élégante nous imprègne. Une belle attention, fruit de la terre et du travail, nous fait sentir comme des rois : une bouteille de Bordeaux Supérieur Château de Pardaillan 2010, un bol de cerises et un délicat bouquet de roses. Les tissus de la chambre sont de grande qualité, les matériaux nobles, une symphonie parfaite orchestrée de mains de maître. L’expérience de dormir dans cet environnement exclusif nous fait revivre une scène de l’œuvre de Victor Hugo, Le Conte de Montecristo, avec Gérard Depardieu nous recevant dans sa propre maison.

Nous nous réveillons, comme il ne pouvait pas être autrement, au son du chant du coq et avec la délicieuse odeur d’un petit-déjeuner servi dans le jardin. C’est à ce moment que nous avons le plaisir de connaître Madame Delphine de Roquefeuil, l’épouse de Thierry, qui nous reçoit avec un grand sourire et une aura toute particulière.

Notre séjour au Château de Pardaillan nous permet de découvrir un style de vie qui conjugue la tradition, le bon goût et une chaleur humaine unique.

La France nous offre son visage le plus aimable et nous montre son immense amour de la nature qui a su s’adapter avec élégance et respect aux temps nouveaux.”

Pour plus de photos du Tour d’Europe en 80 jours, consultez notre album sur Facebook.

L’Europe en 80 jours, un road movie pour promouvoir le monde rural

Ce ne sont pas Phileas Fogg et Mrs. Aouda, mais presque. Nos aventuriers s’appellent Ana Isabel Aranda et Juan Manuel Alfonzo, deux journalistes qui vont parcourir l’Europe rurale en 80 jours.

Du 22 juin au 09 septembre, ils voyageront à bord d’un van pour nous faire connaître, grâce à un documentaire du genre road movie, les initiatives les plus innovantes et intéressantes du continent en terme de tourisme rural, innovation agricole, forestière, éco-tourisme ou encore micro-tourisme. Leur but est de faire prendre conscience aux Européens de la nécessité de préserver des modes de vie qui font partie de notre essence même.

Un projet qui nous a plu dès le début et que nous avons voulu soutenir. Ana et Juan Manuel comptent aussi avec l’appui du Réseau Espagnol de Développement Rural (REDR) et du Réseau Européen de Développement Rural (ELARD)

Mais laissons la parole à nos deux aventuriers !

Comment est née l’idée du Tour d’Europe en 80 jours ?
Cela est venu d’un désir de voyage et de connaître les différents aspects de l’Europe rurale, mais fondamentalement, il s’agit d’un projet journalistique que chacun d’entre-nous avait imaginé séparément et que nous souhaitons réaliser ensemble. C’est un mélange de journalisme, culture, tourisme, communication, marketing, allié à un esprit en mouvement. Il existe une grande méconnaissance du monde rural, souvent associé à une image d’isolement, mais le milieu rural offre de multiples opportunités aux résidents des villes, comme le tourisme, l’agriculture, le développement durable.

Quel est le but de cette aventure ?
Plus qu’une aventure, l’objectif du Tour d’Europe en 80 jours est une recherche d’épanouissement personnel. C’est aussi une manière de réfléchir et d’agir vis à vis de la situation actuelle en mettant en lumière la richesse de la biodiversité du milieu rural européen qui représente près de 70% du territoire et la partager au travers d’un road movie. L’aventure la plus belle de notre voyage sera de connaître les habitants, découvrir des paysages, apprendre des langues et des traditions différentes.

Que pensez-vous rencontrer dans les différents pays que vous allez visiter ? À quoi vous attendez-vous ?
Chaque pays a sa propre vision du monde rural, les pays méditerranéens sont davantage liés à la tradition de la terre et les pays du Nord, plus tournés vers l’innovation et les énergies renouvelables, mais les surprises seront, sans aucun doute, au rendez-vous.

Avez-vous facilement trouvé des aides de la part d’institutions ou d’entreprises ?
Cela a été très compliqué, un grand défi, mais la plus grande satisfaction est d’avoir eu la chance de trouver des personnes qui ont cru en notre projet, en nos capacités et notre engagement. Nous avons trouvé avfec Toprural, une équipe d’amis qui nous a apporté les connaissances et le savoir-faire en matière de tourisme rural. Quand nous avons proposé notre projet à Lanzanos.com (site en espagnol) pour trouver des fonds en crowdfounding, sans le succès escompté, il était clair pour nous que notre vocation était de diffuser les valeurs du développement rural, Nous nous sommes adressés au Réseau Espagnol de Développement Rural qui ont compris dès le début notre but et nous ont aidé en nous mettant en contact avec les réseaux de développement européen (European Leader Association) qui nous aident à la coordination du voyage. De même, New Holland (site en espagnol), entreprise leader en matériel agricole nous sponsorise. Sans oublier les médias qui nous soutiennent, ainsi que nos amis de Casa Árbol (site en espagnol), spécialistes de la construction de cabanes dans les arbres.

Quel sera votre itinéraire ? D’où et quand partez-vous ?
Nous allons parcourir près de 15 000 kilomètres à travers 25 pays. Nous partons de Madrid le 22 juin et traverserons le Portugal, la France, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, l’Autriche, la Slovénie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Grèce, l’Italie, Monaco et, de nouveau la France pour regagner l’Espagne par Barcelone puis Madrid.

Comment pourrons-nous vous suivre pendant le voyage ?
Sur Europaen80dias.com (site en espagnol), nous raconterons notre aventure au fur à mesure que nous avançons, également au travers des réseaux sociaux. Nous aurons des contacts réguliers avec les médias qui nous soutiennent en radio, presse écrite, télé et Internet. De plus, si le temps et les moyens le permettent, chaque semaine nous réaliserons des clips informatifs pour notre programme “De Mentes Abiertas” en Colombie sur Canal TRO. Nous aimerions que ce voyage et notre expérience soient utiles aux autres.

Comment partagerez-vous votre expérience une fois le Tour d’Europe terminé ?
Avant tout grâce à un road movie d’une heure environ, mais sans doute également sous forme écrite. Notre intention est d’organiser une conférence de presse en début d’année prochaine.

Voilà, en espérant que cet entretien aura servi à ce que vous connaissiez un petit peu mieux à Ana et Juan Manuel. Nous aussi, de notre côté, nous vous maintiendrons informés de leurs péripéties sur ce blog, sur Facebook, Twitter et Google+.

Réflexions pour un tourisme plus responsable

Les 28, 29 et 30 octobre derniers s’est tenu à Brive la 2ème édition du Festival du tourisme responsable Icare. Professionnels du tourisme, représentants d’associations, élus se sont réunis durant trois jours autour de débats, de films et d’expositions pour discuter et réfléchir à l’avenir du tourisme et à la nécessité d’un développement plus responsable.


Une enquête réalisée par Atout France en 2009 démontre que “les Français sont prêts à passer au vert en matière de tourisme”. Selon les chiffres du sondage, 68% des Français sont prêts à privilégier une destination en faveur de l’écologie et 86% d’entre eux sont prêts à adopter un comportement d’éco-consommateur sur le lieu de séjour. Cependant, ils restent en retrait face à d’autres touristes européens, puisqu’ils ne sont que 4% à avoir acheté une offre relevant du tourisme durable ou responsable contre 17% des Allemands et Britanniques venant en France.

Le tourisme responsable a donc encore du chemin à faire en France, c’est ce que confirmait une représentante d’Atout France présente au Festival ICARE. Selon elle, des freins persistent et empêchent un plus grand développement du tourisme responsable en France. Parmi eux, un écart encore difficile à combler de la part des voyageurs entre l’envie de vacances “pour se lâcher” et l’attitude responsable. De plus, le manque d’offre est notable et il existe encore peu d’hébergements labélisés alors que 56% des Français se disent prêts à privilégier un hébergement disposant d’un écolabel.

La balle est donc en partie dans le camp des propriétaires de logements qui doivent entreprendre une démarche volontaire de labellisation pour obtenir des certifications comme l’écolabel européen. Dans le même temps, il est nécessaire de revenir sur une idée reçue tant dans l’esprit des voyageurs que des professionnels du tourisme qui voudrait que le durable soit forcément plus cher. Or, dans les faits, le respect des normes de consommation d’électricité et d’eau qu’impliquent les labels engendre d’importantes économies sur les factures. De plus, les démarches pour obtenir un label peuvent être en partie subventionnées, l’effort financier n’est donc pas nécessairement répercutable sur le prix de l’hébergement.

Le tourisme responsable a donc encore une grande marge de progression, les voyageurs en sont de plus en plus demandeurs et les acteurs du tourisme peuvent y trouver une nouvelle manière d’appréhender leur activité, rentable tant pour l’économie, la société que pour l’environnement.

Vous pouvez consultez toute l’information du Festival Icare sur le site Voyageons Autrement.

Quelle Santé – juin 2010

Le magazine Quelle Santé consacre ce mois-ci un long reportage au thème de l’écotourisme au cours duquel est mentionné Toprural. En effet, la journaliste reprend certains des résultats de notre étude sur le “Profil du touriste en gîte et chambre d’hôtes 2009” notamment, les chiffres montrant que les français interrogés ont changé leurs habitudes de vacances en raison de la crise et partent moins longtemps et moins loin. Une évolution qui, comme le souligne le magazine, profite au tourisme vert. Dans cet article de 5 pages, intitulé “Chambres d’hôtes, le bonheur est dans le pré”, le mensuel entend, en outre, démontrer que l’écotourisme n’est pas une question réservée aux sites exotiques et que de plus en plus de gîtes et chambres d’hôtes parient sur des bâtiments respectueux de l’environnement. L’article met d’ailleurs en avant quelques exemples d’hébergements dont la démarche écologique a été un succés.

Ecotourisme.info – 4 décembre 2009

L’Association Française d’Écotourisme, dont l’objectif est de promouvoir “l’écotourisme et le tourisme durable auprès des acteurs touristiques et du grand public”, s’intéresse de près à l’ étude “Profil du touriste en gîte et chambre d’hôtes 2009 – France” menée par Toprural, sur son tout nouveau site Ecotourisme.info.

L’association résume les principaux enseignements de ce sondage et explique à ses lecteurs que “la bonne connaissance des attentes de la clientèle touristique est indispensable pour la mise en place de projets touristiques durables”.

Lire l’article complet.