Tag Archives: Développement durable

Réflexions pour un tourisme plus responsable

Les 28, 29 et 30 octobre derniers s’est tenu à Brive la 2ème édition du Festival du tourisme responsable Icare. Professionnels du tourisme, représentants d’associations, élus se sont réunis durant trois jours autour de débats, de films et d’expositions pour discuter et réfléchir à l’avenir du tourisme et à la nécessité d’un développement plus responsable.


Une enquête réalisée par Atout France en 2009 démontre que “les Français sont prêts à passer au vert en matière de tourisme”. Selon les chiffres du sondage, 68% des Français sont prêts à privilégier une destination en faveur de l’écologie et 86% d’entre eux sont prêts à adopter un comportement d’éco-consommateur sur le lieu de séjour. Cependant, ils restent en retrait face à d’autres touristes européens, puisqu’ils ne sont que 4% à avoir acheté une offre relevant du tourisme durable ou responsable contre 17% des Allemands et Britanniques venant en France.

Le tourisme responsable a donc encore du chemin à faire en France, c’est ce que confirmait une représentante d’Atout France présente au Festival ICARE. Selon elle, des freins persistent et empêchent un plus grand développement du tourisme responsable en France. Parmi eux, un écart encore difficile à combler de la part des voyageurs entre l’envie de vacances “pour se lâcher” et l’attitude responsable. De plus, le manque d’offre est notable et il existe encore peu d’hébergements labélisés alors que 56% des Français se disent prêts à privilégier un hébergement disposant d’un écolabel.

La balle est donc en partie dans le camp des propriétaires de logements qui doivent entreprendre une démarche volontaire de labellisation pour obtenir des certifications comme l’écolabel européen. Dans le même temps, il est nécessaire de revenir sur une idée reçue tant dans l’esprit des voyageurs que des professionnels du tourisme qui voudrait que le durable soit forcément plus cher. Or, dans les faits, le respect des normes de consommation d’électricité et d’eau qu’impliquent les labels engendre d’importantes économies sur les factures. De plus, les démarches pour obtenir un label peuvent être en partie subventionnées, l’effort financier n’est donc pas nécessairement répercutable sur le prix de l’hébergement.

Le tourisme responsable a donc encore une grande marge de progression, les voyageurs en sont de plus en plus demandeurs et les acteurs du tourisme peuvent y trouver une nouvelle manière d’appréhender leur activité, rentable tant pour l’économie, la société que pour l’environnement.

Vous pouvez consultez toute l’information du Festival Icare sur le site Voyageons Autrement.

Faire son compost soi-même, simple et écologique !

Stop aux engrais chimiques, votre jardin mérite un meilleur traitement, pensez au compostage ! Fabriquer son propre compost présente de nombreux avantages et est un moyen facile et économique de prendre soin de son jardin tout en réduisant sa production d’ordures ménagères et donc, son impact sur l’environnement. Comment faire ? Voici quelques conseils de base.

Le compostage est un procédé biologique de transformation des matières organiques en un produit stabilisé, hygiénique et riche en humus, le compost. La conversion de ces matières s’effectue par fermentation grâce à la présence d’eau et d’oxygène et par l’action des micro-organismes qui s’y développent. Le compost ainsi obtenu se révèle être un produit de grande qualité qui enrichit le sol et améliore sa fertilité.

Où produire son compost ? Plusieurs options sont possibles. Si vous disposez de suffisamment d’espace, optez pour un compostage en tas en empilant vos déchets dans un coin de votre jardin. Pour favoriser l’humidité, choisissez un endroit ombragé. Une bonne aération est également primordiale, le mélange doit être en contact direct avec le sol et doit être retourné régulièrement. Autre option, moins encombrante, l’utilisation d’un bac en plastique ou en bois que vous trouverez dans le commerce ou pourrez fabriquer avec quelques planches. Dans ce cas, mêmes règles : aérez le mélange et veillez à l’humidité.

Que mettre dans son compost ? La plupart de vos déchets quotidiens peuvent être compostés : épluchures, fruits et légumes avariés, coquilles d’œufs, restes alimentaires, marc de café, sachets de thé, mouchoirs en papiers, ainsi que les déchets du jardin : gazon tondu, feuilles, etc. Vous éviterez en revanche d’y déposer les produits laitiers, les matières grasses et les restes de viandes qui pourraient attirer les animaux. Les mauvaises herbes, les feuilles de rhubarbes, les déchets d’animaux domestiques et tous les déchets inorganiques seront proscrits.

Veillez à alterner les différents éléments, ajoutez de temps à autre une couche de terre, mélangez régulièrement et arrosez si nécessaire. Au bout de 3 à 5 mois votre compost sera prêt à donner à votre jardin une nouvelle jeunesse.

Vous pouvez trouver plus de conseils sur le site gerbeaud.com

Journée mondiale de l’environnement :
05 juin 2011

Dimanche 05 juin aura lieu la Journée mondiale de l’environnement. Cet événement organisé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (Unep) vise, depuis 1972, à mobiliser les populations autour d’actions écologiques à l’échelle mondiale. L’édition 2011, dont l’Inde sera le pays hôte, s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale des Forêts et aura pour thème : “Forêts : la nature à votre service”.

La Journée mondiale de l’environnement (JME) est devenue, au fil des années, l’un des principaux rendez-vous annuels des Nations Unies pour sensibiliser les populations mondiales et susciter leur engagement dans la préservation de la nature et le développement durable.

L’objectif est de stimuler la conscience environnementale mais aussi d’encourager l’action politique. Quand on sait que les émissions de CO2 ont atteint un niveau record en 2010, on comprend que le chemin est encore long et qu’il est d’autant plus urgent de s’impliquer.

Participez ! De nombreuses manifestations auront lieu dans le monde entier : événements sportifs, concerts, opérations de nettoyage, toutes les initiatives collectives ou individuelles sont importantes.

Vous pouvez consulter sur le site de la JME toutes les activités prévues et trouver des suggestions intéressantes pour participer à cet événement mondial, comme par exemple : faire un flash mob, organiser un concours, créer des actions en ligne sur les réseaux sociaux, etc. N’hésitez pas à partager vos idées et à publier votre activité sur la carte mondiale de la JME.

 

Conférence de Cancun sur le climat, et après ?

Depuis hier et jusqu’au 10 décembre se tient à Cancun, au Mexique, la 16ème conférence sur le climat organisée par l’ONU. Un an après l’échec du sommet de Copenhague, que peut-on réellement attendre de Cancun ?

Des objectifs modestes
Contrairement à Copenhague qui avait suscité une grande attente au niveau mondial et donc supposé une déception encore plus grande, Cancun s’ouvre avec des ambitions beaucoup plus limitées. Les représentants de l’ONU, les 192 États participants comme les associations semblent s’être résignés à remettre à plus tard un nouvel accord global sur le climat pour succéder au protocole de Kyoto qui prendra fin en 2012. Des avancées sur certains sujets sont cependant attendues.

Lutte contre la déforestation et contrôle des efforts
Les discussions de Cancun mettront l’accent sur la réduction des émissions dues à la déforestation, 2011 vient d’ailleurs d’être désignée par les Nations Unies comme l’année internationale des forêts. Autres thèmes abordés, les transferts de technologies, les mesures d’adaptation au changement climatique ainsi que l’adoption d’un système harmonisé à tous les pays pour la mesure des émissions de gaz à effet de serre.

Des divergences qui persistent
Les États restent divisés sur les mesures à adopter et le volontarisme des uns s’oppose aux réticences des autres. La conférence devrait être dominée par le face à face entre les États-Unis et la Chine, les deux principaux émetteurs de CO2 de la planète, dans lequel les enjeux politiques et économiques prennent souvent le pas sur les enjeux environnementaux.

Cancun 2010 se présente donc comme un sommet de transition qui repousse l’essentiel des décisions à la conférence de Durban 2011. Cependant, si les quelques questions abordées ne trouvaient pas de solution, cela risquerait de porter un coup fatal au procesus de négociations onusiennes lancé en 1992 à Rio.

S’éclairer grâce à la force d’Éole

Dans la famille des énergies renouvelables, je voudrais l’éolien. Déjà pilier des ressources en énergie dans certains pays comme  le Danemark, l’Allemagne ou l’Espagne, l’éolien devrait fournir, à terme, 10% des besoins en électricité de l’Union européenne. En France, l’énergie éolienne est moins répandue, moins connue et plus contestée, elle peut pourtant, comme le solaire, être installée individuellement et s’adapter à vos besoins.

Vous êtes tentés par l’installation d’une mini-éolienne dans votre jardin ? Voici quelques indications à prendre en compte avant de vous lancer.

L’éolien domestique, comment ça marche ?
Le petit éolien désigne des éoliennes produisant de 100 watts à 20 kilowatts. Les modèles d’éoliennes se composent d’un mât de 10 à 35 mètres et d’une nacelle comptant 2 ou 3 pales. Le diamètre des pales varie entre 2 et 10 m.

Selon votre lieu de résidence 3 solutions s’offrent à vous : la totalité de l’électricité produite peut-être dédiée à votre propre consommation (pour les habitations isolées),  vous revendez une partie ou la totalité de l’énergie produite au réseau de distribution, si l’éolienne est installée dans une zone de développement de l’éolien (ZDE).

Où l’installer ?
Vous devez disposer d’un site dégagé et exposé à des vents réguliers et suffisament forts. En France, les régions côtières, la Vallée du Rhône ou les régions de moyenne montagne sont les plus indiquées. Le nord-est du pays a peu de potentiel.

Contraintes administratives
En dessous de 12 mètres, le permis de construire n’est pas demandé, une simple déclaration de travaux suffit. Petit conseil, mieux vaut prévenir vos voisins pour éviter tout conflit !

Les aides de l’État
Un crédit d’impôt de 50% du montant hors-taxes du matériel est accordé. L’installation doit être effectuée par un professionnel et concerner la résidence principale. D’autre part, certaines collectivités locales accordent leur propres aides.

Combien ça coûte ?
L’investissement varie selon la taille de l’éolienne. Il faut compter environ 7 000€ pour les plus petits modèles d’une puissance d’1 KW et jusqu’à 70 000€ pour une éolienne de 20KW.

En résumé, installer une éolienne domestique dans votre jardin c’est faire le pari d’une énergie propre et renouvelable. Cependant, les résultats varient énormement selon le lieu d’implantation et le modèle installé. Il est donc important de bien évaluer ses besoins avant de se décider pour espérer des économies d’énergie sur le long terme.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter info-eolien.com