Après plus de cinquante ans de vie passée à Paris, il n’était pas évident de décider de s’installer à la campagne pour y mener un projet de création de chambres d’hôtes. C’est pourtant le pari risqué que mon épouse et moi avons tenté, lassés du stress de la capitale et de la pression professionnelle, elle dans l’immobilier et moi dans la direction d’un centre de traitement informatique entre les clients, les fournisseurs, les collaborateurs et nos chers Présidents et leurs « profit and lost ».
Comme rupture nous ne pouvions mieux choisir, à tel point que le calme d’une vie en province peut parfois s’avérer déprimant pour ceux habitués à l’urgence et qui voudraient que les travaux d’aménagement aillent bon train.
Plusieurs étapes incontournables à franchir, parfois plus lourdes à gérer que les responsabilités passées : chercher la maison proche de vos rêves apte à concrétiser votre projet, trouver et convaincre la banque qui va vous aider à financer, obtenir un label reconnu et faire appel aux subventions éventuelles, rencontrer les artisans en qui vous puissiez avoir confiance, faire le plein d’huile de coude et vivre dans le souk pendant des semaines voire des mois.
Arrivé là, le vrai travail commence car il s’agit maintenant de se faire connaître pour avoir les clients et retrouver une réelle vie sociale aux oubliettes ou presque depuis une dizaine de mois :
- d’abord créer son site internet : labellecharmeuse.fr (que les choses soient claires, il s’agit du nom de la structure et non du surnom de votre future hôtesse, sachez que je suis d’un tempérament jaloux…)
- s’atteler au référencement pour apparaître dans les annuaires spécialisés sans se ruiner au passage
- contacter les journaux locaux (merci au passage à Charente Libre pour son article illustré et élogieux)
- lier connaissance avec les maires, faire la tournées des offices de tourisme, des agences immobilières, des restaurants pour y trouver des partenaires et déposer nos petites cartes de visite susceptibles de nous apporter une petite notoriété locale voire plus si affinités.
Une autre chose qui n’est pas acquise, c’est obtenir la confiance des autochtones en adoptant un profil pas trop bas mais sans oublier que vous êtes les Parisiens qui débarquent et que vous allez être sous haute surveillance, « Small Brother » vous regarde…
J’ai oublié de vous parler d’un point capital : le jardin ! Car la tondeuse et autre coupe-bordure ont du caractère et avant de les manipuler avec dextérité, il va falloir les apprivoiser, ce qui n’est pas encore chose faite…
En résumé, la partie n’est pas gagnée mais la vie aurait-elle le moindre attrait sans un minimum de risques ?
Philippe
La Belle Charmeuse


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bonjour
votre histoire ressemble a la notre.Nous avons acheté notre nouvelle maison(300m2 et 3 ha de terrain) en 2005 et après 2 années de transformations ,nous avons ouvert 3 chambres d hôtes et nous sommes bien contents de notre réalisation et du changement de vie par rapport a la vie en région nord de paris au départ nous étions hésitant (59 et 55 ans)
Notre affaire marche du faite de la proximité du puy du fou, marais poitevin, etc….
anne marie et michel
bonjour, bravo pour cette décision, nous sommes ds le sud proche st raphael et diffcile en effet d’en vivre correctement a tel point que nous en étions arriver a penser à une revente éventuelle mais bon, on s’accroche, peut etre est il bon de faire des liens entre nous ? si vous etes d’accord pour nous pas de problèmes et gardons confiance josyane nb pour notre bastide, en attente d’un permis pour plus de chambres, nous louons en chambre, ou villa en intégralité selon les saisons