Category Archives: Tourisme rural

Le portail toprural.fr reste ouvert pendant les fêtes

Dernière ligne droite avant les fêtes de Noël. Si certains d’entre vous sont encore à se demander ce qu’ils vont bien pouvoir offrir, d’autres ont déjà tout prévu : les cadeaux, mais aussi les trajets, le repas de Noël chez les beaux-parents, le réveillon du Premier de l’an avec quelques amis et l’hébergement. Si vous avez oublié ce dernier point, le portail de Top rural pourrait bien vous rendre service. Mode d’emploi.

Déjà si vous avez prévu un long parcours en voiture, n’hésitez pas à diviser votre voyage sur deux jours et à faire étape dans une chambre d’hôtes. Pour cela, repérez votre trajet, puis rendez-vous sur toprural.fr. Cliquez directement sur la France sur la carte au milieu de l’écran, puis sur la région de votre choix. La liste des hôtels s’affiche. Pour mieux visualiser leur emplacement par rapport à votre trajet, cliquez sur l’onglet « carte ». Bien sûr, le nombre de résultats est important, alors filtrez les résultats en indiquant dans la colonne de gauche la date de votre halte, le nombre de personnes et précisez la fourchette de prix par nuitée souhaitée.

Si pour le soir de Noël vous cherchez un logement près de chez vos beaux-parents parce qu’il manque une chambre chez eux ou bien… pour toute autre raison – après tout, vous n’avez pas à vous justifier 😉 – entrez le nom de la commune sur la page d’accueil de toprural.fr. Au fur et à mesure de la frappe, le site vous propose des résultats. Validez la commune souhaitée. Vous pouvez ensuite préciser le rayon maximal (en km) auquel la recherche doit s’appliquer. N’oubliez pas de préciser les dates et le nombre de personnes avant de regarder les résultats plus en détail.

Bon, Noël, c’est fait. Par contre, pour le Premier de l’an, vous n’avez rien prévu, et vous n’avez reçu aucune invitation. Profitez-en pour vous évader en famille ou donner rendez-vous à quelques amis dans un gîte pour une soirée conviviale loin du tumulte des grosses soirées. Pour ce faire, laissez le hasard faire les choses, les plus belles expériences sont souvent les plus spontanées : depuis le site toprural.fr, cliquez sur la France, puis sur la région de votre choix. Dans la colonne de gauche, précisez les dates et le nombre de personnes, puis dans la zone « caractéristiques », cliquez sur « autres caractéristiques » pour cocher tous les ingrédients nécessaires pour une soirée réussie : cheminée, ouvert pour le Nouvel An, salle à manger, lave-vaisselle, etc. Pour le reste, tout est question d’ambiance, alors emportez un peu de musique, un bon plat à réchauffer, quelques canapés, un gâteau, des bulles et de la bonne humeur.

La Nativité à la provençale : les santons

À l’instar des marchés et des sapins de Noël, bon nombre des traditions célébrées en France au mois de décembre ont été apportées par les Alsaciens. Pourtant, il est une tradition originaire du sud-est de la France qui s’est diffusée vers le nord. Elle consiste à représenter la naissance de Jésus dans un contexte provençal à l’aide de figurines d’argile : les santons de Provence. Si les représentations de la Nativité existent depuis l’aube de la chrétienté sous forme de peinture murale, les crèches que nous connaissons aujourd’hui sont à mettre sur le compte de François d’Assise qui vécut à Greccio dans le centre de l’Italie au XIIIe siècle, où il eut l’idée de mettre en scène la naissance de Jésus à l’aide de quelques habitants du village chargés de camper les principaux protagonistes, probablement afin de mieux en raconter l’histoire. Par la suite, bien que l’idée ne fût pas du goût des autorités papales, la pratique s’est diffusée toujours plus loin, souvent à l’aide de statues constituées de matériaux divers.

La tradition des santons de Provence remonte à la Révolution française, lors de laquelle bon nombre d’églises durent fermer leurs portes et interrompre leurs cérémonies, si bien que des paroissiens commencèrent à recréer chez eux des crèches miniatures à l’aide de figurines à la période de Noël. En 1798, un sculpteur marseillais nommé Jean-Louis Lagnel réalisa des moules en plâtres pour fabriquer en quantité et à peu de frais des santons en argile qu’il ne resterait qu’à peindre. Il s’inspira de gens de son entourage – de leurs traits, de leurs habits et de leur activité – figeant ainsi sans le vouloir l’esthétique des santons de Provence dans son époque. Aujourd’hui, la technique a un peu évolué dans le sens où les figurines subissent désormais une cuisson et qu’elles existent en plusieurs dimensions. Pourtant après plus de deux siècles, on retrouve toujours les mêmes personnages incontournables qui, Noël après Noël, continuent à vivre au XIXe siècle et qui, un par un, viennent enrichir les crèches familiales autour de Marie, Joseph, Jésus et des Rois mages : un bœuf, un âne, des moutons, mais aussi un berger, puis toute une série de personnages caractérisés par leur profession et même l’idiot du village – « le ravi ».

Le meilleur endroit pour se renseigner et acheter des santons est certainement la foire de Marseille qui en est à sa 211e édition. Il est également possible d’admirer les crèches à Avignon ou Grignan, impressionnantes par leur taille, qui recréent chacune un paysage provençal avec ses collines, ses vignobles, ses champs et ses villages perchés. Les santons sont également le thème central de l’écomusée de Fontaine-de-Vaucluse, tandis que d’autres musées leur sont dédiés au Val près de Brignoles, à Cavaillon ou encore aux Baux-de-Provence.

 

Les troglodytes, entre habitat ancestral et solution contemporaine

Depuis l’aube de l’humanité, les hommes cherchent dans leur environnement le moyen de s’abriter des intempéries et du froid. Les cavités présentes dans la roche de vallées encaissées ont permis à nos ancêtres de s’établir dans des zones froides, comme en témoignent les nombreux vestiges préhistoriques à visiter en France. Le meilleur exemple est certainement la vallée de la Vézère en Dordogne qui concentre de nombreux sites, dont celui des Eysies, où l’homme est présent depuis plus de 400 000 ans.

Malgré l’évolution des techniques de construction, les grottes et les caves creusées dans l’hexagone n’ont pas toutes été abandonnées. En effet, ces espaces à l’abri de la lumière, faciles à sécuriser et surtout qui présentent l’avantage d’offrir une température et une hygrométrie stables, sont utilisés pour la production de champignons, l’affinage des fromages (le Roquefort notamment) ou encore la conservation du vin (en Champagne par exemple).

En matière de logement, l’habitat troglodytique en France a réussi à traverser les siècles jusqu’à notre époque. En effet, si certaines sont maintenant réservées aux visites comme à Graufthal en Alsace, des centaines de maisons de ce type sont toujours occupées un peu partout en France soit à titre de résidence principale, soit à titre de résidence secondaire, notamment pendant les mois d’été, où la fraîcheur qu’offre la paroi ravit les estivants. On en trouve notamment à Meschers-sur-Gironde sur la rive droite du fleuve, à Castelbouc au nord du parc national des Cévennes, mais aussi dans de nombreux villages provençaux ou encore le long de la vallée de la Loire.

Grâce à Toprural, vous pouvez faire vous-même l’expérience d’un séjour à l’abri de la roche. Dans le val de Loire, sur la commune de Vouvray, le Clos Mariotte propose la chambre Brahma où la paroi calcaire à nu se marie élégamment avec un mobilier épuré et confortable pour créer une atmosphère propice au repos. Aujourd’hui, l’habitat troglodytique revient sur le devant de la scène à l’heure des murs et toits végétaux et des maisons passives en général. Il constitue aussi bien une forme alternative de logement aux caractéristiques thermiques remarquables qu’une source d’inspiration pour l’architecture axée sur les économies d’énergie.

Les grues cendrées, voyageuses climatiques

Chaque année de nombreuses espèces d’oiseaux se déplacent pour trouver les conditions climatiques les plus propices. Les grues cendrées, qui mesurent près de 110 cm pour une envergure d’environ 220 cm, comptent parmi les plus facilement reconnaissables, notamment en raison du cri des animaux, « le grou », et de la taille des vols dessinant de grands V dans le ciel. Ces derniers, visibles même au-dessus des villes, peuvent rassembler des centaines voire des milliers d’individus.

 

Les vols observables en France concernent des oiseaux qui ont passé l’été sur les bords de la mer Baltique et qui se rendent en Espagne ou sur le littoral de la Méditerranée, quoique certains individus choisissent de ne pas franchir les Pyrénées. De fait, des groupes s’arrêtent dans le parc des Landes de Gascogne, situé à cheval sur les départements de la Gironde et des Landes qui offre des conditions climatiques clémentes, un habitat lagunaire protégé pour se réfugier et des champs de maïs pour se nourrir.

Au cours de leur voyage, les grues prennent l’habitude de faire des haltes dans des lieux préservés comme le lac du Der à la limite entre la Marne et la Haute-Marne. Chaque année, des dizaines de milliers de grues s’y retrouvent pour reprendre les forces nécessaires à la suite de leur voyage. La semaine passée, la réserve affichait complet avec 83 100 individus le 27 octobre. Le grand départ ayant été observé le 30, à la faveur d’un faible vent et d’un ciel dégagé. Dimanche 3, plus de 26 000 grues y étaient encore recensées. Certaines y passeront même l’hiver, signe que les oiseaux ne sont pas insensibles au réchauffement climatique.

La grue cendrée tient son nom de son plumage

Il est possible d’assister au spectacle qu’offrent les grues à condition d’observer quelques règles. En effet, l’observation des oiseaux connaît un certain engouement, mais, rançon de la gloire, cette activité peut gêner ces animaux sauvages si les amateurs d’oiseaux s’approchent en nombre près des espaces choisis par les grues. Le plus simple est d’utiliser les plateformes d’observation dans les réserves ornithologiques ou de faire appel aux guides des associations locales pour que ces élégants oiseaux continuent à apprécier notre accueil.

Un trésor très discret

Depuis environ une quinzaine de jours, une petite fleur discrète provoque une certaine fébrilité dans certains coins de France. Et pour cause : elle renferme un trésor, tant au sens propre qu’au sens figuré, qu’il faut récolter aux premières heures du matin de son éclosion, car elle fanerait dans la journée. Le crocus sativus opère actuellement un retour depuis une trentaine d’années après avoir pratiquement disparu pendant 200 ans. De la famille de l’iris et des crocus printaniers, cette variété d’une dizaine de centimètres est bien connue des gastronomes pour les trois pistils de chaque fleur, qui, une fois séchés, seront vendus sous le nom de safran, épice réputée être la plus chère du monde : 30 000 €/kg. En effet, il faut 150 fleurs pour produire un gramme de safran, heureusement, il est tellement aromatique que quelques filaments suffisent.

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On le cultive à peu près partout en France. Historiquement, le Gâtinais (Loiret) constituait un haut lieu de production jusqu’au XVIIIe siècle, date à laquelle sa culture a à peu près disparu. Depuis les années 1980, elle regagne du terrain et on retrouve des safranières dans tout l’hexagone,  de St-Caradec-Trégomel dans le Morbihan jusqu’aux pentes du mont Ventoux en passant par Ennetieres-en-Weppes dans le Nord et Laval-sur-Luzège en Corrèze. Idéalement, la culture du safran requiert des pluies abondantes au printemps, puis un temps plutôt sec en été. C’est donc naturellement qu’on retrouve des pays du pourtour méditerranéen parmi les plus importants producteurs mondiaux, mais aussi des pays plus à l’est comme l’Inde et surtout l’Iran, région du monde dont il serait originaire.

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En toute logique, on retrouve le safran dans la tradition culinaire de ces pays orientaux. Chez nos voisins italiens et espagnols, il entre notamment dans la composition de deux plats typiques, respectivement le risotto alla milanese et la paella valenciana, où on l’associe au riz auquel il confère une couleur jaune et une saveur finement amère avec des notes métalliques. Dans la gastronomie française, il se marie à merveille avec les poissons, preuve en est sa présence dans les recettes des meilleures soupes de poisson. Il stimule aussi l’inventivité des grands chefs notamment pour des utilisations sucrées. Au Moyen-Âge et jusqu’au XVIIIe siècle, de nombreuses recettes et spécialités aujourd’hui disparues utilisaient ses propriétés organoleptiques. Pourtant, certaines renaissent comme le fromage de Clon en Bresse, un fromage au lait cru de vache parfumé au safran.

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La richesse du safran profite aussi à d’autres applications : liqueur, teinture, parfum, médicament, etc. Mais attention, le crocus qui produit le safran est un produit de l’agriculture. Si vous voyez à l’automne une fleur qui lui ressemble en dehors d’un champ, amateurs de cueillette de plantes sauvages passez votre chemin : elle est toxique et se nomme le colchique d’automne.