Category Archives: Tour de France

Quand vient le temps des vendanges et des récoltes d’automne

Avec l’arrivée des vendanges, on ne chaume pas dans les campagnes en cette fin d’été ! Même si ce sont les images des coteaux bordelais ou des vastes vignobles champenois qui nous viennent en tête en premier, cette semaine, nous nous intéresserons à leurs petits frères d’Auvergne, de Poitou-Charentes et ses cousins de Flandre.

Deux vendangeurs se passent un seau pendant les vendanges

Les vins d’Auvergne

Entre Riom et Issoire, il est un vignoble qui est longtemps resté dans l’ombre de ses voisins de la Vallée de la Loire. Malgré une production élevée au XIXe siècle, le vignoble auvergnat a accusé une forte régression et représente à l’heure actuelle environ 800 hectares de culture. Ce n’est qu’en 2011 qu’il retrouvera toutes ses lettres de noblesse avec la création de l’AOC Côtes-d’Auvergne qui concerne 350 hectares de vignes et cinq crus dans le Puy-de-Dôme : Boudes, Chanturgue, Châteaugay, Corent et Madargue. Un peu plus au nord, dans l’Allier, n’hésitez pas à faire un crochet par Saint-Pourçain-sur-Sioule pour goûter ses fameux vins, mais aussi ce kir si particulier au bon goût d’automne élaboré à base de crème de châtaigne et de vin blanc.

Vignobles à Avy (Charente-Maritime)

Le vin oui, mais pas seulement

Qui dit vendanges dit vin, liqueur, mais aussi « vin de liqueur ». C’est le cas du Pineau des Charentes, une boisson au processus d’élaboration singulier. Après les vendanges –qui commencent d’ordinaire à la fin septembre- les cépages blancs passeront directement dans le pressoir tandis que les rouges macèreront quelques heures avant d’être pressés afin qu’ils acquièrent leurs belles couleurs. On y ajoute ensuite de l’eau-de-vie de Cognac avant de le laisser vieillir au minimum 12 mois. Si vous séjournez en gîte ou en chambre d’hôtes dans la région, vous aurez de fortes chances de le retrouver à l’apéritif en Charente, en Charente-Maritime et même dans le nord de la Dordogne.

Cônes de houblon

On l’appelle « la Vigne du Nord »

Cette plante grimpe parfois jusqu’à 10 mètres pour nous offrir les grappes de fleurs qui viendront parfumer la bière, voilà pourquoi on la surnomme « la Vigne du Nord ». Bien qu’il ne fasse pas l’objet de vendanges à proprement parler, le houblon est également récolté en septembre. Après séchage, les cônes sélectionnés conjugueront leurs arômes à ceux de l’orge, du froment ou de l’avoine pour conquérir nos palais au cours d’un séjour en gîte ou en chambres d’hôtes dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace ou en Belgique, bien sûr !

L’œnologie vous passionne ? N’hésitez pas à sélectionner l’option « Œnotourisme » sur Toprural pour trouver les meilleurs gîtes et chambres d’hôtes au cœur du vignoble de votre choix.

Les Monts d’Arrée et les mystères de la Bretagne

Des montagnes, en Bretagne ? Avec un point culminant à 384 m d’altitude, ils ne sont pas bien hauts les Monts d’Arrée ! Et pourtant leurs crêtes saillantes ne laissent aucun doute : nous sommes bel et bien face à un massif montagneux qui scinde le Finistère en deux avec au nord le pays de Léon et la Cornouaille au sud.

Roc'h Trévézel, l'un des sommets des Monts d'Arrée

Les paysages des Monts d’Arrée surprennent en partie grâce à leur végétation singulièrement basse. En effet, aucun arbre ne viendra vous gâcher la vue depuis les sommets car les roc’hs –tel est leur nom local- sont recouverts par la lande. Depuis le Roc’h Trévézel (Plounéour-Ménez), vous pourrez contempler l’une des plus belles vues de Bretagne sur le Léon.

Chapelle au sommet du Mont Saint-Michel-de-Brasparts dans les Monts d'Arrée

Parmi les panoramas les plus saisissants, citons également celui qu’offre la chapelle de Saint-Michel-de-Brasparts (photo). Perchée sur les hauteurs de Saint-Rivoal, vous oublierez vite les efforts de l’ascension en embrassant du regard les toits de Saint-Pol de Léon, les Montagnes noires, le lac de Brennilis ou encore les tourbières de Yeun Elez et même la mer par temps clair !

Brume sur les tourbières de Yeun Elez

Arrêtons-nous justement un instant près du Yeun Elez (photo) sur les brumes qui s’élèvent du marais. Car les paysages énigmatiques créés par le brouillard et le chaos granitique des Monts d’Arrée sont propices au foisonnement des légendes. À proximité de Huelgoat, la grotte du Diable, le Ménage de la Vierge ou encore le Gouffre de Dahud sont autant de sites mystérieux qui vous transporteront au cœur de la Bretagne des légendes qu’on vous racontera au détour d’une randonnée en journée ou la nuit tombée !

Pour plus de renseignements sur ces promenades contées, n’hésitez pas à consulter les activités organisées dans les Monts d’Arrée sur le site du Parc naturel régional d’Armorique.

La Sologne, une région pour se mettre au vert

Bordée au nord par la Loire et au sud par le Cher, la Sologne est une destination de choix pour les amoureux de la nature. Outre ses grandes étendues boisées, la région est également sillonnée par de nombreux cours d’eau. Le cocktail idéal pour se mettre au vert !

Bruyères dans la forêt de Sologne

Prenons une bouffée d’oxygène en forêt

Avec près de 75 % de son territoire recouvert par la forêt, cette région naturelle vous permettra également de faire de belles balades… mais aussi des rencontres insolites. En effet, dès les premiers jours de septembre, on peut entendre le brame du cerf s’élever dans les bois au petit matin ou à la tombée de la nuit. En saison, c’est également dans le silence des sous-bois solognots que vous pourrez trouver cèpes de Bordeaux, trompettes de la mort ou girolles. À vos paniers !

Étang de Bon-Hôtel en Sologne

De l’eau, de l’eau et encore de l’eau !

Le sol argilo-sableux de la Sologne est en grande partie responsable du vaste éventail de paysages que l’on peut observer de nos jours. Entre forêts, landes et tourbières, les caprices de la nature ont contraint l’homme à effectuer certains travaux pour assainir la région. C’est l’une des raisons pour laquelle la Sologne compte aujourd’hui près de 3 000 étangs dont la biodiversité incomparable fera chavirer le cœur des passionnés d’ornithologie. À ne pas manquer : la Réserve de Malzoné à Millançay, le plan d’eau du Mouet à Saint-Viâtre ou encore l’étang de Beaumont, à cheval sur les communes de Neung-sur-Beuvron et Montrieux-en-Sologne.

Château de Chambord

La Sologne des châteaux

La beauté de la région n’a pas échappé à l’aristocratie qui jettera son dévolu sur la Sologne à partir de la Renaissance, la dotant d’un patrimoine architectural exceptionnel. En effet, c’est en terres solognotes qu’ont été construits parmi les plus beaux joyaux des châteaux de la Loire. Après la visite des châteaux de Chambord ou de Cheverny, vous pourrez donc goûter en Sologne à un repos bien mérité avant de poursuivre votre circuit au fil de la Loire.

Passionnés de pêche ou d’ornithologie, mycologues ou gastronomes amateurs, si vous recherchez un gîte ou une chambre d’hôtes en Sologne pour cet automne sur Toprural, n’hésitez pas à affiner votre sélection en cochant les options correspondantes sur le menu latéral dans les résultats de recherche.

Le Périgord, terre de couleurs

Bien qu’il ne corresponde à aucune division administrative à proprement parler, le Périgord est un territoire qui n’a cessé de forger son identité au cours de l’histoire, à commencer par son nom tiré de celui de la tribu gauloise des Pétrocores établie dans la région. Bordée au nord par le Limousin, ses frontières héritées du comté médiéval coïncident à peu de choses près avec celles de l’actuel département de la Dordogne. Mais sous ses airs d’uniformité, le Périgord reste avant tout une terre qui se décline en quatre couleurs.

Château de Puyguilhem à Villars dans le Périgord Vert

Ce sont les forêts de châtaigniers du nord de la région qui donnent leur nom au Périgord Vert. Une nature généreuse qui a d’ailleurs été mise en valeur grâce à la création en 1998 du Parc naturel régional Périgord-Limousin. Les châteaux de Puyguilhem (photo) et de Jumilhac ne sont à rater sous aucun prétexte, tout comme l’abbaye de Brantôme.

En cheminant vers le sud, vous arriverez aux portes du Périgord Blanc ainsi nommé en raison de la couleur caractéristique de ses vieilles pierres. Il ne manquera pas de combler les amateurs de pêche qui trouveront dans la Vallée de l’Isle un cadre pour s’adonner à leur sport préféré. Enfin, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, ne ratez pas sa capitale, Périgueux inscrite au patrimoine de l’Unesco et ses superbes marchés de produits locaux.

Certains vous raconteront ses sous-bois à l’automne ou le camaïeu de rouge des feuilles de ses vignes, d’autres encore vous parleront de la robe de ses vins. Quelle qu’en soit la raison, le Périgord Pourpre porte bien son nom ! Vous êtes au pays des bastides fortifiées et du Monbazillac avec au centre Bergerac et ses maisons à colombages.

Village de Domme dans le Périgord Noir

Reste le Périgord Noir… mais pourquoi cette couleur au juste ? Pour ses truffes ? Nenni ! C’est l’épaisseur de ses bois qui a inspiré les poètes ou peut-être les secrets que l’histoire a enfoui dans les entrailles de la terre. Paradis des spéléologues, le Périgord Noir vous invite à voyager au cœur de l’histoire entre peintures rupestres, sites paléolithiques et châteaux médiévaux. Parmi les incontournables, il y a bien sûr Sarlat-la-Canéda mais aussi la bastide de Domme (photo), le spectaculaire village de La Roque-Gageac.

Avez-vous toujours une couleur préférée ?

Si on voyageait différemment : 3 alternatives touristiques insolites

Qui n’a jamais été interpellé par un village au nom croustillant sur la route des vacances ? Si la plupart d’entre nous passera son chemin non sans garder le sourire aux lèvres, d’autres en revanche en feront la pierre angulaire de leur séjour. Rois du calembour, chercheurs d’exotisme national ou accro aux maths, voici trois formes de tourisme insolite pour apporter une touche d’originalité à vos vacances…

Tourisme insolite : le village de Bidon en Ardèche

Si les canons de beauté diffèrent d’un individu à l’autre, le physique n’est qu’un prétexte pour les adeptes du body-tourisme. Des voyageurs pas comme les autres qui sauront voir la beauté des Corps-Nuds (Ille-et-Vilaine) ou la grâce d’un port de Bras (Var). Chatain (Vienne) ou Blond (Haute-Vienne), personne ne vous tiendra rigueur de vos Hanches (Eure-et-Loir) généreuses ou de votre petit Bidon (Ardèche).

Nul besoin de voyager hors de nos frontières pour assouvir nos envies d’exotisme. De quoi ravir les amateurs de similitourisme qui pourront surprendre leur bien-aimé(e) le temps d’une escapade en amoureux à Venise (Doubs) ou à Vienne (Isère). Les férus d’histoire quant à eux n’hésiteront pas à partir sur les traces des civilisations antiques en visitant Rhodes (Aveyron), Le Caire (Alpes-de-Haute-Provence) ou encore Jérusalem (Vienne).

Tourisme insolite : village de Py dans les Pyrénées-Orientales

Enfin, les plus rationnels d’entre nous pourront s’initier au tourisme mathématique. Fini les carrés magiques et les jeux de logique des magazines de l’été ! Le véritable défi consistera à vous concocter un circuit touristique qui étanchera votre soif de chiffres… Certains commenceront par La Demie (Haute-Saône), en suivant le cours de l’Ain pour ensuite s’accorder quelques jours de répit aux Deux-Chaises (Allier) et poursuivre leur chemin vers Py (Pyrénées-Orientales) et ses incalculables paysages à couper le souffle. D’autres en profiteront pour faire une halte dans les villes natales de célèbres mathématiciens ou pour partir à la recherche du nombre d’or dans les chefs-d’œuvre de l’architecture.

De la plus simple à la plus recherchée, quelle soit la thématique de votre séjour, nous vous souhaitons d’excellentes vacances rurales !