Une Saint-Sylvestre déton(n)ante

La nuit de la Saint-Sylvestre fait l’objet de nombreuses traditions à travers l’hexagone. Pour la plupart des Français, la tradition consiste simplement à passer la soirée entourée d’amis dans une ambiance festive lors d’un dîner ou à participer à une soirée dansante organisée dans un restaurant, une salle des fêtes ou une boîte de nuit, non sans oublier de trinquer aux douze coups de minuit et de souhaiter la bonne année à toutes les personnes présentes, éventuellement sous une boule de gui.

Généralement, quelques pétards résonnent dans les rues au passage dans la nouvelle année. En Alsace, la tradition pyrotechnique prend une dimension particulière. Comme de l’autre côté du Rhin, la tradition d’accueillir la nouvelle année par des feux d’artifice est ancrée depuis des siècles et les Alsaciens, quoique réputés paisibles, n’hésitent pas à consacrer un budget important pour se laisser aller à cette folie détonante. Chaque année, à la suite d’accidents parfois mortels, quelques voix s’élèvent pour demander l’interdiction de l’utilisation des fusées et pétards afin de rompre avec une tradition jugée dangereuse. La prudence est donc de mise si les Alsaciens veulent continuer à célébrer la nouvelle année par un concert d’explosions.

Dans un registre bien moins dangereux, sous réserve d’une consommation modérée, le village gersois de Viella a relancé en 1991 une vieille tradition oubliée qui s’accommode parfaitement du contexte festif de la Saint-Sylvestre. Cette année-là, la vigne avait subi une forte gelée, si bien que le raisin manquait encore de maturité en novembre. Les vignerons de ce secteur du vignoble de Plaimont décidèrent d’attendre le mois de décembre et de donner les derniers coups de sécateurs le 31 décembre, tirant pleinement parti d’un microclimat peu propice à l’apparition de pourriture et favorable au dessèchement des raisins. Bien entendu, la fin des vendanges coïncidant avec la nouvelle année, Viella trouva là deux bonnes raisons de faire la fête. Compte tenu de la réussite de l’évènement, l’expérience se renouvelle chaque année depuis et 3000 bouteilles de vin moelleux de 50 cl sont ainsi produites à chaque millésime.

Quelques heures nous séparent de la nouvelle année. Toute l’équipe de Toprural vous souhaite une très belle année 2014 et vous invite à vous rendre en région pour découvrir toute la diversité des traditions qui les caractérisent. En attendant, clairette de Die, blanquette de Limoux, champagne ou crémant, faisons tinter les verres : santé !

La volaille en vedette

À quelques heures du réveillon, la pression monte en cuisine dans les chaumières. À cette heure, le menu est normalement déjà arrêté. C’est le moment pour les maîtres-coqs de se mettre aux fourneaux, différentes denrées recouvrant déjà la table de la cuisine. Toutes les régions de France sont sollicitées : la Bretagne pour les produits de la mer (huîtres et coquilles Saint-Jacques notamment), le SudOuest pour le foie-gras et bien d’autres régions pour des spécialités plus locales comme le boudin de Rethel dans les Ardennes. Quelle que soit la région, parmi tous les plats typiques de Noël, la volaille figure toujours en bonne place. La liste est longue : cela va du gibier à plumes à la dinde, en passant par les cailles, les pintades et bien d’autres volatiles. En France, de nombreux producteurs misent sur la qualité et font valoir un véritable savoir-faire grâce à des labels et l’obtention d’une indication géographique protégée (IGP).  Citons par exemple dans le Boulonnais la dinde de Licques, l’oie d’Anjou en pays de Loire, les volailles du Forez à la limite du Massif central ou encore le canard à foie-gras du Sud-Ouest (Chalosse, Gascogne, Gers, Landes, Périgord, Quercy).

En matière de volaille, seule une région fait l’objet d’une appellation d’origine contrôlée (AOC) : la Bresse. Juste avant Noël, les éleveurs se sont livrés à quatre concours consécutifs appelés les Glorieuses de Bresse qui se déroulent chaque année dans les villes de Louhans en Saône-et-Loire, à Bourg-en-Bresse, à Pont-de-Vaux et enfin à Montrevel-en-Bresse. Le jury est constitué de professionnels avec d’un côté les producteurs et les vétérinaires, et d’un autre côté, les bouchers et les restaurateurs. En effet, tant la beauté des animaux que la qualité des produits doivent être évaluées. En Bresse, les chapons et parfois les poulardes subissent une opération particulière consistant à serrer le volatile abattu et éviscéré dans une sorte de corset en tissu : le roulage. L’éleveur répartit ensuite la graisse sous la peau en opérant par pression avec ses doigts. Ainsi, outre l’aspect esthétique, la texture de la chair devient plus savoureuse et le produit peut se conserver jusqu’à trente jours après abattage.

Bien sûr, Noël ne se résume pas à une série de festins. Alors, même si les émissions de cuisine où il faut noter les talents culinaires de chacun ont affûté l’esprit critique des convives, n’oubliez pas que Noël est surtout l’occasion pour les familles de se retrouver. Nous vous souhaitons un très joyeux Noël !

Le portail toprural.fr reste ouvert pendant les fêtes

Dernière ligne droite avant les fêtes de Noël. Si certains d’entre vous sont encore à se demander ce qu’ils vont bien pouvoir offrir, d’autres ont déjà tout prévu : les cadeaux, mais aussi les trajets, le repas de Noël chez les beaux-parents, le réveillon du Premier de l’an avec quelques amis et l’hébergement. Si vous avez oublié ce dernier point, le portail de Top rural pourrait bien vous rendre service. Mode d’emploi.

Déjà si vous avez prévu un long parcours en voiture, n’hésitez pas à diviser votre voyage sur deux jours et à faire étape dans une chambre d’hôtes. Pour cela, repérez votre trajet, puis rendez-vous sur toprural.fr. Cliquez directement sur la France sur la carte au milieu de l’écran, puis sur la région de votre choix. La liste des hôtels s’affiche. Pour mieux visualiser leur emplacement par rapport à votre trajet, cliquez sur l’onglet « carte ». Bien sûr, le nombre de résultats est important, alors filtrez les résultats en indiquant dans la colonne de gauche la date de votre halte, le nombre de personnes et précisez la fourchette de prix par nuitée souhaitée.

Si pour le soir de Noël vous cherchez un logement près de chez vos beaux-parents parce qu’il manque une chambre chez eux ou bien… pour toute autre raison – après tout, vous n’avez pas à vous justifier 😉 – entrez le nom de la commune sur la page d’accueil de toprural.fr. Au fur et à mesure de la frappe, le site vous propose des résultats. Validez la commune souhaitée. Vous pouvez ensuite préciser le rayon maximal (en km) auquel la recherche doit s’appliquer. N’oubliez pas de préciser les dates et le nombre de personnes avant de regarder les résultats plus en détail.

Bon, Noël, c’est fait. Par contre, pour le Premier de l’an, vous n’avez rien prévu, et vous n’avez reçu aucune invitation. Profitez-en pour vous évader en famille ou donner rendez-vous à quelques amis dans un gîte pour une soirée conviviale loin du tumulte des grosses soirées. Pour ce faire, laissez le hasard faire les choses, les plus belles expériences sont souvent les plus spontanées : depuis le site toprural.fr, cliquez sur la France, puis sur la région de votre choix. Dans la colonne de gauche, précisez les dates et le nombre de personnes, puis dans la zone « caractéristiques », cliquez sur « autres caractéristiques » pour cocher tous les ingrédients nécessaires pour une soirée réussie : cheminée, ouvert pour le Nouvel An, salle à manger, lave-vaisselle, etc. Pour le reste, tout est question d’ambiance, alors emportez un peu de musique, un bon plat à réchauffer, quelques canapés, un gâteau, des bulles et de la bonne humeur.

La Nativité à la provençale : les santons

À l’instar des marchés et des sapins de Noël, bon nombre des traditions célébrées en France au mois de décembre ont été apportées par les Alsaciens. Pourtant, il est une tradition originaire du sud-est de la France qui s’est diffusée vers le nord. Elle consiste à représenter la naissance de Jésus dans un contexte provençal à l’aide de figurines d’argile : les santons de Provence. Si les représentations de la Nativité existent depuis l’aube de la chrétienté sous forme de peinture murale, les crèches que nous connaissons aujourd’hui sont à mettre sur le compte de François d’Assise qui vécut à Greccio dans le centre de l’Italie au XIIIe siècle, où il eut l’idée de mettre en scène la naissance de Jésus à l’aide de quelques habitants du village chargés de camper les principaux protagonistes, probablement afin de mieux en raconter l’histoire. Par la suite, bien que l’idée ne fût pas du goût des autorités papales, la pratique s’est diffusée toujours plus loin, souvent à l’aide de statues constituées de matériaux divers.

La tradition des santons de Provence remonte à la Révolution française, lors de laquelle bon nombre d’églises durent fermer leurs portes et interrompre leurs cérémonies, si bien que des paroissiens commencèrent à recréer chez eux des crèches miniatures à l’aide de figurines à la période de Noël. En 1798, un sculpteur marseillais nommé Jean-Louis Lagnel réalisa des moules en plâtres pour fabriquer en quantité et à peu de frais des santons en argile qu’il ne resterait qu’à peindre. Il s’inspira de gens de son entourage – de leurs traits, de leurs habits et de leur activité – figeant ainsi sans le vouloir l’esthétique des santons de Provence dans son époque. Aujourd’hui, la technique a un peu évolué dans le sens où les figurines subissent désormais une cuisson et qu’elles existent en plusieurs dimensions. Pourtant après plus de deux siècles, on retrouve toujours les mêmes personnages incontournables qui, Noël après Noël, continuent à vivre au XIXe siècle et qui, un par un, viennent enrichir les crèches familiales autour de Marie, Joseph, Jésus et des Rois mages : un bœuf, un âne, des moutons, mais aussi un berger, puis toute une série de personnages caractérisés par leur profession et même l’idiot du village – « le ravi ».

Le meilleur endroit pour se renseigner et acheter des santons est certainement la foire de Marseille qui en est à sa 211e édition. Il est également possible d’admirer les crèches à Avignon ou Grignan, impressionnantes par leur taille, qui recréent chacune un paysage provençal avec ses collines, ses vignobles, ses champs et ses villages perchés. Les santons sont également le thème central de l’écomusée de Fontaine-de-Vaucluse, tandis que d’autres musées leur sont dédiés au Val près de Brignoles, à Cavaillon ou encore aux Baux-de-Provence.

 

Les marchés de Noël, pied de nez à l’hiver

Alors que la nuit tombe dès la fin de l’après-midi à quelques jours du solstice d’hiver, toutes les villes et bourgades s’illuminent. L’avent représente une période joyeuse et riche de traditions, à laquelle les Alsaciens attachent une importance toute particulière. Pour la première des quatre semaines précédant Noël, les familles ont déjà réalisé leur couronne de l’avent à laquelle elles ont allumé symboliquement depuis dimanche la première des quatre bougies. Elles ont aussi préparé plusieurs fournées de bredele, à savoir des petits gâteaux secs décorés de formes diverses et variées qui sont proposés aux amis et visiteurs tout au long du mois.

Dans les rues, c’est aussi l’effervescence. On sort en famille bravant le froid pour profiter des illuminations des municipalités, on se retrouve entre collègues sur les marchés de Noël après le travail pour se réchauffer autour d’un verre de vin chaud. Les marchés de Noël existent maintenant dans tout l’hexagone, mais ceux d’Alsace restent la référence et attirent de nombreux touristes chaque année. Le premier d’entre eux est certainement celui de Strasbourg, le Christkindelsmärik, qui a accueilli l’année passée plus de deux millions de visiteurs et vient d’ouvrir ses portes samedi dernier. Son existence étant attestée depuis 1570, il représente le plus ancien marché de Noël connu en France. Depuis cette époque, il a bien sûr connu bien des évolutions, mais depuis quelques années, des comités d’organisation veillent au respect des traditions et de l’esprit de Noël afin d’éviter certaines dérives et de se démarquer des simples fêtes foraines.

À Strasbourg et dans les autres villes d’Alsace telles que Colmar, Sélestat, Mulhouse ou encore Kaysersberg, les petits chalets de bois s’organisent autour d’un majestueux sapin de Noël (place Kléber à Strasbourg) et proposent soit des spécialités à déguster comme du vin chaud, des saucisses, des pâtisseries régionales, soit des éléments de décoration et des idées cadeaux. Les comités d’organisation veillent également à mettre en avant l’artisanat local comme les articles de cristalleries ou la vaisselle traditionnelle. Pour souligner le caractère traditionnel, le patrimoine immatériel bénéficie d’un traitement privilégié : les lieux de culte abritent des concerts d’instruments anciens et des représentations de chants sacrés. Pour obtenir les programmes dans chaque ville, n’hésitez pas à vous adresser aux offices du tourisme.